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Les relations entre les Indes et l'Europe se détériorèrent rapidement après la création de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales, une organisation de marchands dont le but est l'exploitation sans limite des îles de l'archipel. Elle fomenta des guerres, initia le découpage et la vente des terres, établit le monopôle sur l'opium (un indigène pris entrain de commercer l'opium risquait la condamnation à mort), et collectait les taxes levées sur les habitants locaux, qui le plus souvent rapportaient bien plus que celles perçues sur les princes. La Compagnie tentait généralement d'acheter la faveur des Rajah afin de contrôler Bali, en leur offrant de riches présents. Si cela ne suffisait pas, elle usait d'intrigues politiques, vendant des armes aux ennemies des Balinais, voir en leur offrant assistance, en échange de futures concessions. La compagnie, malgré toutes ces manouvres, connue rapidement de graves difficultés, et passa finalement sous tutelle du gouvernement hollandais. Elle s'effondra finalement sans gloire en 1798.
A la même époque, la situation commença de se dégrader à Bali. Le Sultan de Surakarta, à Java, céda aux Hollandais ses « droits » sur Bali, en réalité inexistants. Mais les Hollandais tentèrent de les appliquer à la lettre. Les princes Balinais reconnurent la suprématie hollandaise, mais parvinrent à maintenir leur autonomie. En 1846, la question du droit coutumier balinais de confiscation des navires de commerces échoués sur les côtes de l'île entraîna la première expédition militaire contre le Nord de Bali. Après une série de batailles, les royaumes du Nord (Buleleng et Djimbrana) passèrent sous contrôle hollandais en 1882. Les princes Balinais furent amenés à signer un traité ratifiant l'interdiction des pratiques de piraterie et d'esclavage, et les engageant à ne permettre l'établissement d'aucune puissance européenne autre que la Hollande. |