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08
01
2003
Bali s'est réveillée au lendemain de l'attentat du 12 octobre dernier dans un état de choc indescriptible.
Bali qui avait su jusque là se préserver des agressions du monde extérieur, et protéger sa culture unique avec tout le soin qu'elle mérite, a pris subitement conscience qu'elle n'était plus "un monde à part". Au niveau international c'est évidemment l'occident qui était visé, mais n'oublions pas que c'est également Bali, en tant que symbole de tolérance et de paix, qui a été attaqué. Car ce petit paradis terrestre dérange. Vivons heureux vivons cachés! disait le poète.
Mais où Bali pourrait-elle se cacher? Elle est malgré elle rattachée à cette planète belliqueuse, intolérante, qui ne lui ressemble pas. Heureusement Bali est passée maître dans l'art de la résistance et a déjà prouvé par le passé que rien ne saurait la déstabiliser en profondeur, ni la politique intérieure, ni les contacts avec les cultures étrangères, ni la modernisation. On peut vraiment féliciter la population balinaise, hindouiste, d'avoir réussi à contenir sa colère envers la minorité musulmane (5%) présente sur l'île. Elle a préféré le recueillement, la prière, les offrandes, à la vengeance. Et continue de prôner la tolérance ethnique et religieuse. Bali, un des porte-drapeaux du monde des libertés et des beautés indispensables? On à beaucoup de raisons de le penser. |