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02
10
2005
Au soir du 1er octobre 2005, près de trois ans jour pour jour après la tragédie de Kuta, Bali a pour la deuxième fois été touchée par le terrorisme. N'ayant ni les moyens ni la vocation d'analyser en profondeur cet évènement, nous nous bornerons simplement à livrer quelques unes de nos impressions.
C'est une fois de plus le symbole du développement touristique de Bali qui a été frappé, Kuta et sa proche banlieue. Et pourtant, les occidentaux ne semblent pas avoir été la cible privilégiée des criminels, les lieux visés étant fréquentés à très forte proportion pas des Indonésiens et des touristes asiatiques. C'est donc, à n'en pas douter, une nouvelle fois les Indonésiens eux-mêmes qui payeront le plus lourd tribut à ces attaques terroristes. Les Balinais sont plongés dans une grande affliction, un mélange d'incompréhension et de lassitude, les efforts entrepris jusqu'à présent ayant été récompensé par un retour en nombre de visiteurs venus du monde entier.
Il semble, heureusement, que la réaction des touristes présent sur l'île soit sans commune mesure avec le véritable exode qui avait frappé l'île en 2002. Kuta ne ressemble en rien à la ville morte qu'elle était devenue au lendemain des attentats de la Jalan Legian. La plage est animée, de nombreux étrangers profitent des rues commerçantes, comme à l'ordinaire. Le recueillement est palpable. Les pistes menant vers des mouvances extrémistes islamiques semblent une nouvelle fois privilégiées, celles-là même avec qui le gouvernement indonésien mène une lutte acharnée depuis plusieurs années. Cette lutte semble avoir choisie pour théâtre Bali l'hindouiste, pourtant si éloigné de tout extrémisme, quel qu'il soit. Nous ne pouvons que partager la tristesse qui habite chaque Balinais, et nous joindre à leurs prières pour que leur île retrouve la sérénité qu'elle symbolise depuis si longtemps.
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