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BALI en France & en Belgique
Les festivals - manifestations - expositions
liés à l'Indonésie & à Bali
(2011) |
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Retrouvez ici notre sélection d'événements présentant la culture balinaise. Pour découvrir l'Indonésie sans le prix du billet d'avion... mais aussi un bon moyen de poursuivre son voyage et de plonger dans la richesse d'une culture.... |
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Le Banian n° 12, De Sabang à Merauke ! |
L’association franco-indonésienne Pasar Malam
Le Banian n°12,
De Sabang à Merauke !
Sommaire
Le Banian n°12 > Décembre 2011, ISSN : 1779-8485, ISBN : 978-2-9525727-8-1
Revue publiée avec le concours du Centre National du Livre
2 Johanna Lederer > Edito
L'Homme : de Koesno Sosrodihardjo à Soekarno
5 Sita Satoeti Phulpin > Qui est Bung Karno ?
9 Dominique Maison > Entre ombre et lumière : une courte biographie de Soekarno
23 Étienne Naveau > Soekarno pluriel
61 Dwi Noverini Djenar > Soekarno sur Soekarno
75 Kunang Helmi > Ma première coupe de cheveux à Yogyakarta
77 Enrico Soekarno > Encres
82 Putu Oka Sukanta > poème
L'œuvre : de l'empire à l'héritage
84 Stéphane Dovert > Soekarno et l'Indonésie :
un « grand homme « pour un « grand empire » ?
99 Anda Djoehana Wiradikarta > Soekarno et Aceh
106 John Roosa > Le dernier combat de Soekarno
119 Bakri Arbie > La politique énergétique du président Soekarno
130 Arnaud Leroux > Un héritage de béton et d'asphalte
140 Sungkono > Poème
143 Ridzki Noviansyah > Portfolio
149 Sita Satoeti Phulpin > Mots croisés
Rubriques
150 L'indonésien, langue exotique ? > Ana Larderet
154 Compte-rendu de lecture > Gerry Van Klinken > Pieter Drooglever
166 Pages retrouvées > Georges Voisset > 1955-56 : échos de Bandung à Paris
173 Les bonnes feuilles > A. Umar Said > Histoire de ma vie
Illustration 1ère de couverture : Enrico Soekarno, Shadowplay.
Conception graphique : Thomas Frisch
De Sabang à Merauke !
L'éditorial de Johanna Lederer
Émile Durkheim disait que : « susciter des hommes de génie, c'est créer dans la nation de dangereuses inégalités ; c'est se préparer des maîtres».
Dans le cas de Soekarno, que je tiens pour un génie, il ne fut pas un maître. Il a été d'abord un combattant pour l'indépendance, donnant fierté au peuple indonésien et inquiétude aux puissants du monde, un pacificateur ensuite et, enfin, un unificateur d'une vaste nation qu'il a contribué à bâtir.
Mais en lisant Le Banian n° 12, on se pose la question de savoir si Bung Karno, ce grand frère, si jovial, si charmant, avait involontairement préparé le terrain au maître sanguinaire Soeharto ? « Peu de dirigeants politiques des temps modernes ont suscité autant de sentiments contradictoires que Soekarno. « J'ai été maudit comme un brigand et adoré comme un dieu » reconnaît-il dans son autobiographie.» Ainsi s'ouvre Soekarno Pluriel, l'article d'Étienne Naveau, qui trace des pistes captivantes nous conduisant, fascinés, vers un portrait contrasté du premier président d'Indonésie. Le ton est donné.
L'homme, né Koesno Sosrodihardjo le 6 juin 1901, ne laisse pas indifférent et ne lasse pas nos efforts pour imaginer des cours différents de l'Histoire : que serait l'Indonésie aujourd'hui si Soekarno avait… ou n'avait pas…
Au travers des différents écrits et rubriques (dont une nouvelle proposant des mots croisés !), nous voyons se dégager deux couleurs franches qui dominent le tableau du fondateur de la nation : d'une part la curiosité des jeunes, éduqués dans l'ignorance de ce « grand frère » à l'époque de Soeharto, et d'autre part, l'admiration – qui malgré tout prévaut – pour Bung Karno que la bravoure avait accompagné jusqu'à la fin. Si chaque article de ce numéro, spécial Soekarno, est bien un trait dessinant d'une main sûre un portait détaillé de celui qui aurait eu 110 ans cette année, nous ne connaîtrons cependant qu'une petite fraction de l'homme et de ses actions … (2)
Umar Said, décédé en octobre dernier, compte lui aussi au nombre des héros. En même temps qu'à Soekarno, ce Banian de décembre entend rendre hommage à un homme dont le destin avait épousé l'Histoire. Vers la fin du numéro on peut lire un extrait de son autobiographie, à paraître en septembre 2012 dans la Collection du Banian (Association Pasar Malam).
Comme pour chaque Banian, je dépends entièrement de l'équipe qui me fait l'honneur de m'assister, tout au long des six mois que dure la gestation d'un numéro. Et puisque nous sommes dans l'hommage, je salue les membres du comité de rédaction ainsi que les traducteurs, avec grand respect pour tout le travail qu'ils effectuent bénévolement mais scrupuleusement.
Enfin, ne dérogeons pas aux us et coutumes de fin d'année :
bonne année 2012 !
1. Sabang est une ville qui se trouve dans la petite île de Weh, au nord de Sumatra, c'est l'île la plus occidentale de l'archipel. Merauke est située en Papouasie occidentale, près de la frontière de la Papouasie Nouvelle Guinée, c'est la ville la plus orientale de l'Indonésie.
2. Pour en savoir plus :
Cayrac-Blanchard, Françoise, Indonésie, l'armée et le pouvoir, L'Harmattan, 1991
Vittachi, Tarzie, La Chute de Sukarno, Gallimard (238 pages), 1967 (un exemplaire d'occasion disponible chez l'association Pasar Malam)
Sukarno, An Autobiography as told to Cindy Adams, 1966
Rudolf Mrázek, Sjahrir: politics and exile in Indonesia, SEAP 1994
Attention le prix de la revue Le Banian a augmenté : 9 euros (au lieu de 8 euros). Disponible à la librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, ou par courriel afi.pasar-malam@wanadoo.fr (payable par chèque 12 euros (frais d'envoi compris), à l'ordre de Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005).
Collection du Banian/Association Pasar Malam
Johanna Lederer 14 rue du Cardinal Lemoine - 75005 Paris
Téléphone : 01 56 24 94 53
afi.pasar-malam@wanadoo.fr http://pasarmalam.free.fr |
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Vient de sortir un conte philosophique javanais : La quête de Semar |
L’association franco-indonésienne Pasar Malam
Collection du Banian
La quête de Semar
La quête de Semar de Sindhunata
Titre original Semar Mencari Raga
Conte philosophique javanais, version bilingue
Avec une note comportant quelques principes de prononciation de l’indonésien
Gabriel Possenti Sindhunata est né à Kota Batu, Java-Est, Indonésie, le 12 mai 1952. Prêtre jésuite, travaillant au collège de Saint-Ignace à Yogyakarta, il est aussi écrivain et rédacteur en chef du magazine culturel «BASIS».
Après des études théologiques à l'Institut de Théologie et de Philosophie Kentungan, Yogyakarta en 1983, il obtient un doctorat de Philosophie à la Hochschule für Philosophie à Munich en 1992.
Parmi ses œuvres récentes citons :
Putri Cina (La princesse de Chine, Ed. Gramedia Pustaka Utama (2007)
Segelas Beras untuk Berdua (Un verre de riz pour deux), Ed. Buku Kompas (2006)
Dari Pulau Buru ke Venesia (De l'île de Buru à Venise), Ed. Buku Kompas (2006)
Kambing Hitam : Teori Rene Girard (Le bouc émissaire : la théorie de René Girard), Ed. Gramedia Pustaka Utama (2006)
Traduction de l'indonésien et présentation Nathalie Belin Ridwan
Avant-propos Michel Cazenave
Prix 15 euros
125 pages
ISBN 978-2-9525727-7-4, EAN 9782952572774
Conception graphique Thomas Frisch www.eyrac.com
La quête de Semar c’est, au travers de la quête du personnage du théâtre d’ombres javanais, Semar, la quête de soi, de son être profond, et celle aussi de l’authenticité, de la pureté et de l’humilité dans une société en proie au mal-être et aux affres de l’argent, du sexe et du pouvoir. Ce conte philosophique plonge d’abord le lecteur dans le monde mythologique du Mahâbhârata, épopée sanskrite à la base du théâtre javanais, pour ensuite évoluer vers la réalité de la société indonésienne moderne, victime d’une urbanisation sauvage, puis replonger dans la mystique ancrée dans tout spectacle de wayang kulit. L’auteur nous entraîne ainsi dans un cercle étourdissant qui nous fascine et nous interpelle.
Il s’agit de la première traduction française d’un ouvrage de Sindhunata.
Avant-propos de Michel Cazenave
Nous avons toujours tendance à oublier en France comme l’Inde a rayonné sur beaucoup des pays que nous regroupons sous le terme générique d’Asie – l’Inde de l’« hindouisme », d’abord, puis celle de cette réforme radicale du védisme classique qu’a représenté l’exemple de la longue méditation, puis de l’éveil du Bouddha.
Or, en attendant l’apparition bien plus tardive de l’Islam, comment ignorer à quel point ces représentations et ces conceptions du monde (j’hésite à employer les mots de philosophie ou de religion pour des « systèmes » qui débordent de toutes parts ce que nous entendons, en Occident, par ces termes) – disons : ces explications du destin d’être humain, ont diffusé jusque dans les îles de ce que nous dénommons aujourd’hui l ‘Indonésie ?
(Et ce seul nom, déjà, devrait nous faire réfléchir : comment ne pas entendre l’Inde dans l’Indo-nésie ?).
Or, on se rend très vite compte, à lire ce texte de « La Quête de Semar », à quel point, dans son cadre générique et dans ses références souvent plus qu’implicites, l’imaginaire du sous-continent a largement gagné les îles de l’Indonésie et, bien sûr, plus particulièrement cette Java dont, dans notre ignorance crasse, nous nous sommes si longtemps moqué…
(Il suffit de se rappeler à ce propos comme, dans ma jeunesse encore, on disait sans la moindre vergogne de quelqu’un qui ne savait communiquer : « Il parle javanais » !)
Et pourtant, il ne faut rien exagérer non plus : si « La Quête de Semar » dérive à l’évidence de cette immense épopée qu’est leMahâbhârata, on a vite fait de constater aussi comme le génie local s’en est emparé et a su réussir l’intégration de tant de données extérieures à l’esprit et à la relation propre que les habitants de Java ont, d’une immémoriale façon, entretenus avec leurs traditions particulières et leur négociation avec ce que j’appellerai, pour les besoins de la cause, les « caractéristiques de leur âme collective».
Je ne m’attarderai pas ici sur les conditions singulières dans laquelle cette œuvre a vu le jour : le traducteur s’en explique sans ambiguïté, et j’invite chaque lecteur à lire de ce point de vue la préface qu’il a écrite. (Encore que, me semble-t-il, on ne puisse faire l’économie de ces conditions, où l’on voit les motifs les plus reculés dans le temps rencontrer la modernité – dans un mélange étonnant où ce que nous nommerions trop facilement de l’ « archaïsme », se renouvelle et se régénère dans la confrontation avec nos temps actuels, de même que notre modernité, puisque modernité il y a , trouve toute sa profondeur, sa signification, et le socle de ces dernières, dans un passé certes révolu, mais néanmoins toujours présent dans le tréfonds des êtres).
A prendre connaissance de ce texte entre tous précieux, j’ai dû vite constater, par exemple, que je ne trouvais aucun équivalent de Semar dans l’épopée d’origine ; comme c’était à l’évidence une création du peuple javanais – et comme, sous son aspect de ce que les anthropologues appellent souvent un trickster, c’ est à dire, pour aller vite, un « bouffon divin », il permettait, par son humour, par sa mise en acte d’une sagesse populaire revenue de toutes les théories trop belles ou trop parfaites, par ce que des intellectuels incompréhensifs appelleraient sans doute son « ridicule » (mais il faut dès lors s’interroger sur le sens, sur le rôle et la fonction de ce « ridicule »), il permettait donc d’échapper à ce que la confrontation du Bien et du Mal pouvait avoir au départ de trop binaire et rigide - tout en prenant parti, mais sans se faire trop d’illusion, en faveur des forces du Bien puisque, sans l’existence du Mal, comment pourrions-nous définir ce qu’est le Bien, et que toute apparition de la lumière suppose, pour qu’elle fasse sens, qu’il y ait de l’ombre dont nous ne saurions nous défaire.
Comme nous sommes loin ici des leçons d’un texte comme celui de la Bhagavadgîta, qui ressort pourtant du même Mahâbhârata ! Et il suffit de relire les dernières lignes de notre conte pour en avoir immédiatement conscience : « Les Pandawa et les Kurawa gardent les yeux rivés vers le ciel, déçus d’avoir été abandonnés. Ils oublient que Semar et les enfants sont déjà à leur côté »…
Si je pouvais me résumer d’une phrase, je dirais : heureux sommes-nous de pouvoir bénéficier d’un tel témoignage, où l’on voit se conforter les unes les autres, la connaissance érudite et la perception ancestrale du monde comme il est dans toute sa bigarrure et toutes ses contradictions, la volonté du Bien et l’évaluation la plus réaliste de ce que nous sommes – à rebours de ce que, trop souvent, nous voulons croire de nous-mêmes, dans ce que la psychologie moderne dénommerait l’illusion du fantasme !
Association franco-indonésienne Pasar Malam
Association culturelle pour l'amitié entre les peuples français et
indonésien
14 rue du Cardinal Lemoine -
75005 Paris
Tél. 33-(0)1 56 24 94 53
afi.pasar-malam@wanadoo.fr http://pasarmalam.free.fr |
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Le Banian n° 11, INDONÉSIE: Pionniers des temps modernes |
L’association franco-indonésienne Pasar Malam

Illustration couverture : « Tout ce que Superman sait faire, Petruk le fait », 2010,
technique mixte, huile sur toile, Sri Astari, avec son aimable autorisation.
Le Banian n°11,
INDONÉSIE: Pionniers des temps modernes
Les explorateur leur époque...
Sommaire
- Éditorial, Johanna Lederer
- Encore une fois Kartini. Kartini ... sekali lagi, Étienne Naveau
- Le Monde des hommes fait une lectrice comblée, Apsanti Djokosujatno
- La vie n’est pas une foire nocturne. Une lecture de Pramoedya au présent, Odile Loiret
- Tan Malaka 1894-1949. Un Révolutionnaire indonésien, ou un Indonésien révolutionnaire, Robert Aarsse
- Cut Nyak Dhien : icône de la combattante musulmane du XIXe siècle à Aceh, Gita Loka Murti
- Maria Maramis, pionnière de la cause des femmes indonésiennes , Chrisvivany Lasut
- Rouge éclat de colère, poème, Saut Situmorang, traduction François-René Daillie
- Portfolio Sonia Prabowo
- La conquête de Java : les dessous d’une invraisemblable débandade, Jean Rocher
- Première escale de l’expédition Baudin à Timor en 1801. Impressions de Théodore Leschenault de la Tour. Botaniste de l’expédition, Martine Marin
- Deux voyageurs français à Java, fin du XIXème siècle : le Comte de Beauvoir et Rimbaud , Philippe Grangé
- Scènes de la vie quotidienne, poèmes, Marie-Claude Gavard
- Rubrique Le français, langue exotique ? Wening Udasmoro
- Java sur les rivages de l’Atlantique, ou les tribulations de la communauté javanaise du Suriname , Dominique Maison
- Hadi M. Soesastro : un pionnier indonésien contemporain ? Alexander C. Chandra et Lucky A. Lontoh, traduction Elisabeth Pouchous
- La belle personne, interview de Bénédicte Milcent par Elsbeth Monod
- Umar Said, cofondateur du restaurant Scop Fraternité Indonesia : un pionnier à part entière, François Vescia
- Point de vue : les héros de notre temps, des héros de Disneyland, Julia Suryakusuma, traduction Hélène Poitevin
- Si tu peux, poème, Ketut Yuliarsa, traduction Kunang Helmi
- Compte rendu de lecture : Carnets d’Asie de Gabrielle Wittkop, Jean-Claude Trutt
- Les bonnes feuilles du Banian : Suwarsih Djojopuspito, une pionnière. Manusia Bebas, ou les Hussards Noirs de la pré-République, Jacqueline Camus
- Résister à toute forme de pouvoir inique, Gerard Termorshuizen
Le Banian, revue de l'Association Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris
Directeur de la publication : Johanna Lederer
Comité de rédaction : François-René Daillie, Dominique Maison, Etienne Naveau, Hélène Poitevin,
Radhar Panca Dahana, Georges Voisset, Monique Zaini-Lajoubert
Conception graphique : Thomas Frisch
© Pour les traductions et les illustrations
ISSN 1779-8485
ISBN 978-2-9525727-6-7
Prix 8 euros, 224 pages
Et aussi les livres de la « Collection du Banian » :
-Le chant à quatre mains, pantouns et autres poèmes d’amour, bilingue, Georges Voisset, postface Claude Hagège, 216 pages, 18€
-Recueillement, Iwan Simatupang, traduction Monique Zaini-Lajoubert, préface Etienne Naveau, 204 pages, 15€
-A travers les glaces, Djenar Maesa Ayu, bilingue, traduction Etienne Naveau et al., préface Bernard Chambaz, postface Etienne Naveau, 155 pages, 15€ |
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Un troisième ouvrage dans la Collection du Banian |
L’association franco-indonésienne Pasar Malam
un publie un troisième ouvrage dans la Collection du Banian :
A travers les glaces, nouvelles de Djenar Maesa Ayu
En version bilingue
Traduction de l'indonésien par :
Renaud Barne,
Maïté Fréchard,
Françoise Jacquelin,
Pascale Jacquemin,
Etienne Naveau,
Nicole Riesenmey,
Serge Streicher,
Nathalie Wirja,
sous la direction d'Etienne Naveau
Préface de Bernard Chambaz, postface de Étienne Naveau.
Remerciements à :
Angela Kristanto,
Halidah Ilahude,
Reva Januarty,
Rosa Hanan,
Saraswati Gramich,
Sita Satoeti,
Sofia Sudarma,
Tri Lestari.

Que l'Indonésie reste une matière de rêve où le gamelan relance l'histoire-géo, il suffit que j'ouvre mon Voyage à Java qui date de la fin du Second Empire et dont la treizième édition, la mienne, date de 1881 pour que j'en vérifie la puissance. Le comte de Beauvoir se plaçait sous l'égide sobre et judicieuse de La Fontaine : "J'étais là ; telle chose m'advint" et commençait sa narration par une semaine à Batavia où les berceaux de feuillage ombragent les rues et où les odeurs pestilentielles vous envoient outre-monde en deux coups de cuiller à pot.
Il paraît que les spécialistes répertorient Djenar Maesa Ayu du côté de la "littérature parfumée", je ne saurais dire, mais je me rappelle tout à coup "des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco", c'est dans l'invitation au voyage et en général on ne range pas Baudelaire dans la catégorie des parfumés malgré son goût pour les flacons. Par chance, L'invitation se situe entre l'horloge et le don des fées, de sorte qu'on se croirait revenu dans ce recueil de nouvelles où les montres et les fées sont aussi importantes que les miroirs. Baudelaire envisage ce pays comme un pays de cocagne planté de cocotiers où "les miroirs (...) jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse (...) comme un revenez-y de Sumatra".
Djenar Maesa Ayu est jeune, elle n'évoque ni la conférence de Bandung ni le général Soeharto, elle a son monde qui peut nous surprendre mais qui ressemble aussi au nôtre. Le temps qui passe est un sujet commun, la coupe du monde de football et l'amour aussi. S'il y a des oiseaux, c'est tout sauf un lieu commun. Au passage, je remarque que là-bas on verse des fleurs sur les tombes quand nous en déposons. La plaza Senayan est un écho de Djakarta qui sonne comme un relais moderne de Borobudur. Dans le rêve de Nayla, les nuages ont la forme d'une perle ou d'un éléphant. Ailleurs quelqu'un transforme le noir en blanc (ce qui nous semble classique) et le rouge en mauve (ce qui l'est moins) sans présumer des rouge jambu ou pas jambu qui est une espèce de prune et des mauve comme on en trouve chez le comte de Beauvoir et tous les voyageurs qui gardent les yeux ouverts le soir. Enfin j'aime que le recueil soit parsemé de notes d'humour : "avec mes remerciements au cocktail mojito". Renseignements pris, il faut du rhum blanc, de la menthe fraîche et des citrons verts.
Bernard Chambaz
A travers les glaces de Djenar Maesa Ayu
Recueil de nouvelles traduites de l'indonésien par Renaud Barne, Maïté Fréchard, Françoise Jacquelin, Pascale Jacquemin, Étienne Naveau, Nicole Riesenmey, Serge Streicher, Nathalie Wirja, sous la direction d'Étienne Naveau.
Préface de Bernard Chambaz et postface d'Étienne Naveau
ISBN 978-2-9525727-5-0
Edité à Paris par Association Pasar Malam
Prix : 15 euros (hors frais d'envoi)
Format : 13 x 19 cm
Reliure : 156 pages
Conception graphique Thomas Frisch
Imprimé par CPI Firmin-Didot
Association franco-indonésienne Pasar Malam
Association culturelle pour l'amitié entre les peuples français et
indonésien
14 rue du Cardinal Lemoine -
75005 Paris
Tél. 33-(0)1 56 24 94 53
afi.pasar-malam@wanadoo.fr http://pasarmalam.free.fr |
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